Graines de lin…. oui ou non???

Si vous suivez un peu l’actualité sur le net, vous avez sans doute entendu parler des pouvoirs des graines de lin… champion toutes catégories des Oméga-3. Pourtant, l’article que je transmet aujourd’hui mets en garde contre un mauvais usages des graines de lin… Il me semble très intéressant… A lire, pour info!

On connaît l’importance d’un apport suffisant en acides gras essentiels, les Oméga3, pour la santé globale. Un apport suffisant permet d’harmoniser les rapports entre Oméga-3 et Oméga-6, dont le déséquilibre crée une situation inflammatoire à l’origine de beaucoup de maladies modernes. 

Le champion toutes catégories des Oméga-3, c’est la graine de lin. Deux cuillères de graines de lin vous apportent environ 2 g d’Ω-3, soit le minimum quotidien recommandé. Sachant cela, votre premier réflexe serait d’en saupoudrer allégrement tous vos plats, de l’entrée au dessert. Avec son délicieux goût de noisette qui accompagne aussi bien sucré que salé, on voudrait accommoder la graine de lin à toutes les sauces. Mais dans la réalité, l’utilisation du lin est plus complexe. Les Ω-3 sont d’autant plus précieux qu’ils doivent être maniés avec précaution. 

QUAND LE REMÈDE SE TRANSFORME EN POISON : LES TROIS CHOSES À SAVOIR

  • Premièrement, il existe une grande variété de graines de lin, avec des teneurs en Ω-3 très variables. Il existe même une variété de lin pauvre en Ω-3.
  • Ensuite, les graines de lin contiennent des facteurs anti-nutritionnels appelés « composés cyanogènes », qui sont mortels pour l’homme à partir de 140mg ingérés (l’équivalent de 400g de graines crues).
  • Enfin, les différents composés du lin sont très sensibles et se dégradent vite lorsqu’ils ne sont plus protégés par leur enveloppe protectrice constituée par la graine. Une fois la graine de lin moulue, ses Ω-3 rancissent. Et rien de pire point de vue santé qu’un Ω-3 oxydé ! L’oxydation des Ω-3 donne en effet naissance à une multitude de produits différents, pouvant, comble du comble, entraîner des réactions inflammatoires. 

Les graines de lin ne livrent pas facilement leurs richesses. Pour les consommer, il est nécessaire de les broyer. Sans cela, vous les retrouverez intactes dans vos toilettes, car l’estomac ne peut pas dissoudre l’enveloppe de la graine. Ce processus de broyage accentue les risques de dénaturation. Une fois réduit en farine ou en huile, le lin devient très sensible à la lumière, à l’air, et à la chaleur. Ne jetons surtout pas d’huile (de lin) sur le feu. 

On comprend donc l’importance du procédé utilisé pour le broyage des graines de lin, de l’ajout d’antioxydants à la farine obtenue et du procédé de conservation. Farine de lin stockée dans de grands contenants perméables à l’air et à la lumière, bouteilles d’huile de lin en verre transparent, non merci…

PRENONS-EN DE LA GRAINE : POUR PROFITER DE TOUS LES BIENFAITS DES GRAINES DE LIN

Si vous disposez d’un bon broyeur (moulin à café) et voulez moudre vous-même vos graines de lin, veillez à choisir une variété riche en Ω-3. Avant de les broyer, ajoutez un antioxydant naturel afin d’éviter toute oxydation durant le processus (une goutte d’huile essentielle de romarin fera l’affaire). Faites attention à ne pas surchauffer la machine (et donc surchauffer les graines de lin), aménagez des pauses dans le broyage. L’idéal est de la consommer immédiatement. Sinon, conservez-la au frigo, à l’abri de l’air et de la lumière, et consommez rapidement. Pour éviter l’oxydation des acides gras durant le processus de digestion et de métabolisation, veillez à avoir une alimentation riche en polyphénols, abondants dans les fruits et les légumes. 

Si vous achetez de la farine de lin, soyez particulièrement vigilant à tout ce qui s’est dit plus haut. Ne vous laissez pas rouler dans la farine!


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